Pour cette phase pilote du CREAS Atlantique, nous nous attarderons à un aspect de l’infrastructure éducative de l’apprentissage informel au Canada atlantique. L’apprentissage informel se déroule dans des contextes à l’extérieur de la structure formelle de la salle de classe ou de l’université et englobe un éventail d’occasions d’apprentissage qui vont des clubs et des organismes aux musées et aux centres des sciences, en passant par l’apprentissage individuel par le biais d’expériences de la vie quotidienne. Nous voulons savoir : Dans les contextes d’apprentissage informels, quelles sont les attentes en ce qui a trait à la compréhension individuelle des sciences et des mathématiques, et quant aux attitudes et à l’intérêt des individus face à ces disciplines? Quel rôle jouent ou devraient jouer ces contextes dans le processus éducationnel? Nous nous intéressons aux contextes d’apprentissage informels sous deux angles : les contextes présentés aux apprenants et ceux offerts aux enseignants. Il y a un grand éventail de contextes d’apprentissage informels pour les étudiants. La reconnaissance de l’importance de l’apprentissage informel par les enseignants est plus récente; dans la documentation, on l’appelle le perfectionnement professionnel à la base ou de changement amorcé ou dirigé par les enseignants.
Le CREAS Atlantique aboutira à des modèles fondés sur la recherche de contextes concrets et informels d’apprentissage pour les élèves de la maternelle à la 12e année qui complètent les programmes scolaires de science et de mathématiques, y compris des modèles pour les communautés scolaires rurales, francophones et autochtones. La recherche permettra de mieux comprendre les facteurs qui freinent l’intérêt pour la science, les attitudes positives et la réussite. Il fournira aussi un modèle de perfectionnement professionnel et une perspective sur les approches du perfectionnement professionnel sur le terrain. Il y aura davantage d’interactions entre les scientifiques et les experts de la collectivité, des entreprises, des collèges et des universités, et les enseignants et les apprenants. Le plan de recherche maximise le transfert de connaissances tout au long de l’étude en commençant avec 24 écoles et de 150 à 200 enseignants, qui passeront à plus de 75 écoles et à plus d’un millier d’enseignants.